
Voilà maintenant quelques heures, qu'il me berce de son écriture rose.
Il me fait tanguer même, il m'en dit tant des choses.
Il me tiraille, me tortille, me fait pleurer presque, parce qu'il ose,
Il a osé lui demander, lui, moi qui suis encore hésitant, à lui offrir ma prose.
Je le connais depuis longtemps, comme si on était né à côté.
Un jour d'écart, si peu, si loin, ça ne peut pas compter.
On aurait pu être des frères, mais aujourd'hui, je risque de m'en séparer.
Ce que nous avons en commun, ce n'est plus quelques après midi passées à jouer.
Avec un peu de chance, on ne se perdra pas, on ne s'éloignera pas,
Mais ce qui me fait peur, c'est de le dégoûter, pour toujours, de moi.
Il a été là souvent, mais si nos souvenirs, ne sont plus là...
On était les meilleurs amis du monde, même après quelques années,
Aujourd'hui, notre commun n'est plus si simple, espérer,
Sans honte, sans doute, que ces histoires nous laissent soudés.
Celui-ci, tout juste sorti, pour Alexis. Le 15, le 16, même combat pour moi.
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